Circuit Découverte n°5
Ce cinquième circuit vous permettra d'apprécier les richesses de l'Eglise Saint-Louis.
Vous trouverez cette brochure à votre disposition gratuitement à la direction de la communication de la mairie de Marcq-en-Barœul
Circuit découverte n°5 - Eglise Saint-Louis 1.29 Mb
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A la gloire d'un roi canonisé...
Bien avant la construction de l’église actuelle, le quartier du Plouich accueillait rue Pasteur une chapelle dédiée à la Vierge et à Saint-Roch. La messe n’y était dite qu’une fois par mois et elle se révéla trop petite avec l’industrialisation du quartier à la fin du XIXe siècle. Par ailleurs, l’église Saint-Vincent à laquelle le Plouich était rattaché, se trouvait trop éloignée.
Il fallut attendre la nomination vicariale de l’abbé Guermonprez par Mgr. Quillet en février 1924 pour que la vie religieuse du quartier soit prise en charge. Quatre mois plus tard, une église provisoire était offerte aux fidèles du Plouich. L’abbé Bethléem, alors doyen de Marcq, ouvrit ce bâtiment au culte et y installa le vicaire comme curé, constituant alors le Plouich en paroisse.
C’est Louis Delos qui détermina l’emplacement de l’église définitive : retenu en otage en Lituanie de 1914 à 1918, il fit vœu de construire une église sur ses terrains à son retour. Mgr. Vandamme bénissait ainsi la première pierre le 24 août 1924 tandis que Mgr. Quillet, évêque de Lille, consacrait l’église le 1er février 1925.
Attribuée à l’architecte Cockenpot, l’église du Plouich est donc dédiée à Saint-Louis. Le décor intérieur illustre la glorification d’un roi saint et guerrier et se révéle riche en supports (vitraux, peintures, sculptures sur bois, pierre et marbre) tout en offrant une unité de style rare dans les églises de Marcq en Barœul.
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La décoration intérieure |
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1924-1925. Architecte : Cockenpot (?).
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Le plan de l’église Saint-Louis est simple comme ses matériaux et d’inspiration romane.
Une nef à 6 travées, 10 piliers principaux, 2 collatéraux et un chœur saillant avec une petite abside rectangulaire où vient se loger le maître-autel.
A l’entrée, sur la gauche, le clocher abrite la chapelle de Saint-Louis. Sur la droite se trouve une petite chapelle pour la semaine.
Deux autels en bois sculpté de style gothique prennent place dans les collatéraux, l’un dédié à la Vierge, l’autre au Sacré-Cœur.
A l’autel de Marie, l’intérieur du tabernacle révèle un délicat travail de broderie mettant en scène le pélican nourrissant ses enfants à l’image de Dieu le père.
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Le maître-Autel |
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Abside du chœur de l’église. 1924-1925.
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Ce maître-autel en marbre blanc et rouge s’inscrit dans une petite abside, derrière le chœur. Il porte les armes du roi : « semis de fleurs de lys » sur l’épée de Charlemagne, et la main de justice, symboles du pouvoir royal.
Au-dessus du maître-autel, une toile marouflée est consacrée, elle aussi, au roi. Peinte en 1935 par l’artiste D’Hollander également auteur du chemin de croix, elle montre le roi offrant sa couronne terrestre au Christ et à la Vierge. Une trouée, symbole de lumière céleste vient l’éclairer depuis le haut.
Un parchemin gardant le nom des soldats du Plouich morts à la guerre serait scellé avec la première pierre de l’autel bénie le 24 août 1924. L’ensemble de l’ouvrage fut consacré le 29 mars 1925 par M. le Chanoine Dewailly
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Le Sacre de Saint-Louis |
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Troisième vitrail, collatéral gauche en entrant ; 1924-1925. Charles Champigneulle.
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L’ensemble des vitraux de l’église (nef et collatéraux) fut en grande partie réalisé en 1924 par Charles Champigneulle à Paris, d’après les dessins de L. Laugier. Les principaux retracent en 10 tableaux encadrés de fleurs de lys les scènes historiques de la vie de Saint Louis. Comme ceux de l’église Saint-Pierre de Bouvines, ils ont pour thème la Glorification de la France et sont attribués à la même maison de maîtres-verriers.
Ce vitrail illustre le sacre de Saint-Louis, alors tout jeune, à Reims. Et plus particulièrement la troisième étape de la cérémonie : la pose de la couronne sur la tête de Louis IX, priant, agenouillé.
En bas à droite, le nom des donateurs : Famille Debrauwer-Delos celle de Louis Delos, fondateur de l’église.
Plusieurs autres vitraux ont été offerts par cette vieille famille marcquoise, mais aussi par l’Institution Libre de Marcq-en-Barœul ou par la chocolaterie Delespaul-Havez.
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L'embarquement à Aigues-mortes |
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Cinquième vitrail, collatéral gauche en entrant. Charles Champigneulle. 1924-1925.
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En 1244, relevant d’une grave maladie, Louis IX fait vœu de se croiser et de reprendre Jérusalem au Sultan d’Egypte. Ce vitrail relate le premier épisode de l’Embarquement en août 1248, lors de la septième croisade.
Debout sur son bateau, le roi indique de la main à ses soldats, le large où se trouve la Terre Sainte. Assise, sa femme Marguerite de Provence le suit dans ses expéditions. A son côté, un soldat s’appuie sur son épée, symbole à la fois du combat et par sa forme en croix, de la dimension religieuse de la croisade. Derrière le roi, les drapeaux et les mâts évoquent l’importance de la flotte. En arrière-plan, semble se dessiner la tour de Constance construite à Aigues-Mortes en 1242 par Saint-Louis.
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L'architecture extérieure |
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Rues Pasteur et de l’Abbé Bonpain : 1924-1925 Architecte : Cockenpot ( ?)
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La statue de Saint-Louis au dessus de la façade d’entrée annonce aux visiteurs le Saint Patron de l’église du Plouich. Représenté en justicier, il tient la couronne d’épines et la main de justice.
En briques et ciment, l’église présente sur la rue une large façade d’entrée flanquée d’un clocher et percée d’une rosace armée de vitraux représentant la Vierge entre 12 anges. Un décor sculpté rappelant les pas de moineaux des maisons régionales souligne le pignon. Le léger retrait de l’étage ménage un balcon à balustrade surplombant le rez-de-chaussée où des arcs peints en blanc accentuent légèrement les ouvertures.
Le clocher à tour carrée est surmontée d’une tourelle octogonale plus étroite coiffée d’un dôme oblong cerclé d’anneaux. Il se termine par un lanternon à huit colonnes soutenant un petit dôme cerclé lui aussi. Une croix ponctue le tout. Ce clocher abrite 4 cloches : Marie Hermance et Paul-André depuis 1924, Fanny et Madeleine depuis 1953. Une horloge à 2 cadrans affiche les heures depuis 1931. |
Les vitraux les plus récents |
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En 1955, 4 nouveaux vitraux sont placés aux ouvertures jusqu’alors garnies de verres neutres du chœur.
Les dessins sont exécutés par M. le chanoine Pruvost (déjà auteur de ceux d’Ostricourt et d’un vitrail
à Saint-Vincent) ; Desoutter et Boutin en sont les maîtres-verriers. Ils célèbrent 4 grands saintes françaises.
Des sacs de provisions servent de décor à l’effigie de Sainte-Geneviève qui préserva Paris et nourrit ses habitants.
L’image de Jeanne d’Arc s’accompagne elle, de l’étendard qu’elle portait au sacre du Roi à Reims, et dans
le bas, un casque, une flèche et le bois du bûcher évoquent sa vie et sa mort.
Sainte-Thérèse se détache entre la basilique de Lisieux et un rosier, en souvenir de sa prédiction : « je ferai
tomber une pluie de roses ».
Sainte-Clotilde, épouse de Clovis verra une croix stylisée dans le ciel pour rappeler la bataille de Tolbiac et
à ses pieds figurent l’inscription latine qui signifie « Les Francs sont les instruments de Dieu »
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Le plan détaillé |
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Plaquette rédigée par la Direction des Affaires Culturelles - Service Patrimoine
Crédit photos : Sylvie Vangoethem - Direction de la Communication
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